Vous vous demandez quel est le nombre de jours exact qu’un cadre peut poser chaque année ? Quel impact ont les congés payés, les jours fériés ou la réduction du temps de travail (RTT) ? Rassurez-vous, vous allez tout savoir, pas à pas, pour éviter les erreurs et gagner du temps… Saviez-vous que le dispositif est encadré par l’article L3121-44 du Code du travail ? Il impose un suivi régulier du temps de travail et garantit un repos quotidien minimal. Un petit coup d’œil à votre contrat (ou avenant) vous aidera à valider ces points avant de vous lancer. Comment calculer le forfait-jours et RTT ? Découvrez comment maîtriser votre forfait-jours et optimiser vos jours de RTT grâce à un calcul simple et efficace.
Pourquoi choisir le forfait-jours ?
Opter pour un forfait en jours change la donne. Fini le chronométrage excessif : vous gérez votre temps de travail selon vos propres rythmes. En fait, cette modalité apporte plus de souplesse et réduit la corvée des pointages. Le salarié peut alors équilibrer ses heures de travail et ses repos. Vous êtes plus autonome, créatif, et motivé tout au long de l’année. Le forfait jours concerne surtout les cadres autonomes et se traduit souvent par un avenant précisant le nombre de jours annuels (souvent 218, parfois 215 selon la convention). Ce régime implique un entretien annuel obligatoire avec le manager pour faire un point sur la charge de travail et prévenir tout risque de surcharge. Rassurez-vous, ce n’est pas la jungle : même en forfait-jours, vous restez protégé par la loi. On ne doit jamais travailler plus de 10 heures par jour ni dépasser 48 heures sur une semaine, et chaque nuit doit vous garantir au moins 11 heures de repos. Et si, malgré tout, vous dépassez ces limites (ça arrive, on le sait), votre employeur doit compenser : soit en vous offrant des heures de repos en plus, soit en majorant votre salaire.
Comment calculer le nombre de jours travaillés ?

Pour réussir ce calcul, commencez par décompter vos jours ouvrés. C’est simple : 52 semaines × 5 jours hors week-end, soit 260 jours. Ensuite, on retranche les congés payés (environ 25 jours) et les jours fériés (10 ou 11 selon l’année). Vous obtenez alors la base annuelle de jours de travail, autour de 224 jours. Comparez-la à votre forfait négocié, souvent 218 jours, et vous visualisez votre solde de RTT. Si vous arrivez ou partez en cours d’année, un prorata s’impose pour ajuster votre décompte. N’oubliez pas qu’une absence (maladie, formation ou congé exceptionnel) vient minorer cette base. Elle peut influencer votre quantité de jours de RTT. Pour garder un œil sur tout ça, un tableau ou un outil de suivi (même artisanal) vous sauve la mise ! Vous pouvez d’ailleurs prévoir un point mensuel avec votre manager pour valider ensemble vos jours consommés et ceux à venir. Rien de tel qu’un suivi régulier pour éviter le stress de dernière minute et profiter pleinement de vos repos.
Cas particulier : temps partiel
En situation de temps partiel, le nombre de jours est ajusté au prorata de l’activité.
Selon les accords de travail, il existe plusieurs méthodes d’estimation du prorata. Il peut se baser sur le nombre de jours à travailler dans le cadre du temps partiel, ou en fonction du pourcentage du temps partiel.
Dans ce dernier cas, concrètement, si vous travaillez à 80 %, vous appliquez ce pourcentage au total des jours ouvrés (ex. 260 × 0,8 ≃ 208 jours). Votre accord précise alors la répartition entre congés payés, jours fériés et RTT. Pensez aussi à vérifier la durée hebdomadaire moyenne inscrite dans votre contrat : elle peut influencer le calcul et éviter tout risque de contentieux.
Comment déterminer vos jours de RTT ?
Chaque année, l’employeur doit fixer le nombre de jours de RTT pour les salariés en forfait jours annuel. Le calcul part toujours d’une base de 218 jours travaillés par an, plafond prévu par la loi. Astuce : si le salarié dépasse ce seuil, il obtient des repos compensateurs ou une majoration de salaire.
Pour obtenir vos RTT, on part de 365 jours. On soustrait les 218 jours de travail et les 104 week-ends (samedis et dimanches). Ensuite, on retranche les 25 jours de congés payés et les 10 jours fériés hors week-end. En 2025, 365 – 218 – 104 – 25 – 10 = 8, soit 8 jours de RTT. Certaines conventions offrent un jour de fractionnement si vous étalez vos congés, ce qui augmente votre solde de RTT. Pensez à anticiper vos demandes et à partager votre planning avec votre manager pour éviter les refus de dernière minute. Si votre entreprise propose un Compte Épargne Temps, vous pouvez y basculer vos RTT non posés.
Pour ceux arrivant en cours d’année, le RTT se calcule au prorata de présence. Les jours ainsi acquis sont ensuite posés selon les modalités de votre accord d’entreprise. Un simulateur en ligne permet d’obtenir votre solde de RTT pour 2025 en quelques clics.
Intégrer congés payés et jours fériés dans le calcul

Ne négligez pas la somme de vos congés payés et de vos jours fériés ! Chaque année, le Code du travail garantit cinq semaines de congés payés, mais votre convention peut en prévoir six ou sept. Certains accords offrent un jour de fractionnement supplémentaire si vous répartissez vos congés sur plusieurs périodes. De plus, les jours fériés tombant un week-end peuvent, selon l’entreprise, être récupérés ou non ; ce point figure souvent dans l’accord collectif. Gardez un agenda à jour pour éviter les incohérences et sécuriser votre nombre de jours de RTT. Notez que le 1er mai est obligatoirement chômé et rémunéré, ce qui affecte directement votre base annuelle. Dans certaines régions (Alsace-Moselle, DOM-TOM), des jours fériés supplémentaires (Vendredi Saint, Lundi de Pentecôte récupérable, etc.) viennent s’ajouter à la liste nationale et doivent être pris en compte. Enfin, pour ne pas perdre vos droits, pensez à reporter ou monétiser vos congés non posés via le Compte Épargne Temps (CET), si votre accord d’entreprise le permet.
Accord d’entreprise et convention collective
Chaque entreprise possède son propre accord autour du forfait jours. Celui-ci définit la durée annuelle, les modalités de prise des jours de RTT et les éventuelles heures supplémentaires. Selon la convention, les règles varient d’un secteur à l’autre : certaines exigent un suivi via un outil de pointage, d’autres une validation mensuelle par le manager. En l’absence d’accord, ce sont les dispositions de la convention collective (ou, à défaut, celles du Code du travail) qui s’appliquent.
Vous voilà armé pour calculer avec précision votre forfait-jours et vos jours de RTT, tout en respectant la réglementation et les accords en vigueur. À vous de jouer : vérifiez vos chiffres, discutez-en avec votre RH et profitez pleinement de vos repos mérités !