GTA RH

Le temps de travail n’est jamais linéaire. Entre les périodes d’activité intense, les absences imprévues, les arrêts de travail ou les réductions de temps, la gestion humaine du travail se fait toujours sur mesure. Et dans ce grand équilibre, deux dispositifs occupent une place clé : les congés maladie et les jours de RTT. Tous les salariés y sont confrontés un jour ou l’autre… Mais sait-on vraiment comment ça marche ?
Entre la loi, la pratique et les différences public/privé, tout n’est pas si clair. Combien de jours ? Quels sont les cas prévus ? Quelles règles pour un forfait jour ? Et surtout : qui gère quoi ?

Comprendre les absences pour maladie

À tout moment, un salarié peut se retrouver en arrêt maladie. Cela peut être court, long, ponctuel ou récurrent. La loi encadre strictement l’absence pour maladie.
Le salarié doit fournir un certificat médical dans un délai de 48 heures. Passé ce délai, il s’expose à une retenue sur salaire. Certaines conventions collectives peuvent être plus souples… mais pas toujours.

L’employeur n’est pas tenu de maintenir l’intégralité du salaire pendant un arrêt maladie.
Mais avec un minimum d’ancienneté, le salarié peut toucher un complément. Il faut aussi tenir compte des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale.

Et la durée ? Elle varie selon les cas. Certains arrêts durent quelques jours. D’autres, plusieurs mois. La réintégration en entreprise peut alors impliquer une visite médicale, un reclassement ou une adaptation du poste.
Dans certains cas, un retour progressif peut être recommandé par le médecin du travail.
Et si l’arrêt se prolonge, des solutions comme l’invalidité ou l’inaptitude peuvent être envisagées.

Ce que recouvrent les jours de RTT

Comprendre les absences pour maladie

En France, la durée légale du temps de travail est fixée à 35 heures par semaine. Mais dans les faits, de nombreux salariés dépassent ce seuil. Lorsqu’ils ne sont pas rémunérés en heures supplémentaires, ils peuvent bénéficier de jours de RTT – pour réduction du temps de travail.

Ces jours ne sont pas automatiques. Ils dépendent de l’organisation mise en place dans l’entreprise : forfait jours, forfait heures, ou temps collectif.

Prenons un exemple : un cadre en forfait jours travaille souvent sur la base de 218 jours par an. Les journées non travaillées au-delà de ce plafond deviennent des jours de repos compensateurs.
Pour les salariés non cadres, la logique reste la même : compenser les heures effectuées au-delà de la durée légale.

Attention cependant : les droits aux RTT ne sont pas illimités. Certaines entreprises imposent une période de prise obligatoire. D’autres peuvent convertir les jours non utilisés en repos ou en rémunération.

Certains accords internes limitent aussi leur report d’une année à l’autre. Et en cas de départ, les jours non pris peuvent, dans certains cas, être indemnisés. D’où l’importance de bien savoir comment fonctionne le dispositif dans son entreprise.

Comment gérer les congés maladie et les jours de RTT ?

Dès qu’il y a absence, il y a impact sur le service. Que ce soit pour une journée ou pour plusieurs semaines, l’entreprise doit s’adapter. Et c’est là que la gestion entre en jeu.

Pour les congés maladie, il faut :

  • Vérifier la réception du certificat
  • Informer les équipes de l’absence
  • Réorganiser le travail en conséquence
  • Suivre la durée de l’arrêt

Côté RTT, le service RH (ou le manager) doit :

  • Comptabiliser les heures effectuées
  • Déterminer le nombre de jours de RTT acquis
  • Planifier la prise de ces jours selon les besoins de l’activité

Ce travail administratif peut paraître invisible… mais il est clé. Une mauvaise gestion peut entraîner des tensions, des oublis, voire des litiges. Savoir qui a droit à quoi, et quand, est essentiel pour maintenir un climat serein.

Ce que dit le droit pour le secteur public et privé

Comment gérer les congés maladie et les jours de RTT ?

Dans le secteur privé, les règles varient selon la convention collective, le contrat et les accords d’entreprise. Certains offrent plus de jours payés ou une meilleure compensation pendant l’absence. D’autres appliquent strictement le cadre de la loi.

Dans le secteur public, les choses sont un peu différentes. Les agents peuvent aussi bénéficier de jours de RTT, gérés selon leur fonction et leur temps de travail. Le calcul n’est pas toujours simple. Il repose sur la durée annuelle de travail, le nombre de jours ouvrés, et les jours fériés.

Les absences pour maladie dans la fonction publique sont aussi encadrées : congé de maladie ordinaire, longue maladie, grave maladie… Chaque cas a ses règles. Et les droits varient selon l’ancienneté ou le statut du fonctionnaire.

Autrement dit : deux salariés, deux statuts… deux réalités. Il faut donc bien vérifier dans quel cadre on se trouve pour connaître ses droits.

Récapitulons l'essentiel pour ne rien oublier

Les jours de RTT et les congés maladie sont deux piliers de la gestion du temps de travail. Ils permettent de concilier performance et bien-être, à condition d’être bien compris.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’absence pour maladie doit être justifiée rapidement
  • Le maintien de salaire n’est pas automatique
  • Les jours de RTT compensent un excès de travail
  • Chaque entreprise peut avoir ses propres règles
  • Les droits diffèrent entre public et privé

Un conseil ? Ne supposez jamais. Demandez, consultez votre contrat, et discutez avec votre RH. Parce que savoir, c’est déjà être protégé.

Et maintenant ? Peut-être est-ce le bon moment pour faire le point sur vos droits, votre compteur d’heures, ou même… prévoir un prochain jour de repos bien mérité.

 



Catégories : Gestion des absences